Chaque achat réalisé au sein d’une organisation, qu’il s’agisse de fournitures, de mobilier, d’éclairage, d’équipements bureautiques, ou même de prestation intellectuelle (étude), etc., a un impact sur l’environnement. En adoptant des critères d’écoconception et en privilégiant des produits labellisés (recommandés par l’ADEME ), recyclés ou économes en énergie, il est possible de réduire significativement cet impact. Ces choix favorisent la durabilité, la sobriété et le confort au quotidien.
Fournitures et mobilier : penser labels
Les papiers porteurs d’un label environnemental (Écolabel européen, Ange Bleu, Écolabel Nordique,FSC) sont à privilégier, tout comme ceux fabriqués à partir de fibres issues de forêts gérées durablement (FSC®).
On peut aussi privilégier les labels qui intègrent de la matière recyclée. Par exemple, l’intérêt du papier recyclé ? Sa production consomme 3 fois moins d’énergie et d’eau que celle à partir de fibres vierges.
Le mobilier : meubles en bois, en plastique, en métal, des chaises, des fauteuils… dispose aussi de labels environnementaux recommandés par l’ADEME. Fabriqués à partir de matières recyclées ou éco-conçus, ces meubles sont robustes, réparables et présentent un véritable avantage pour l’environnement tout en restant pratiques et confortables (selon les matériaux : PEFC, FSC, Écolabel européen, Nordic Swan, NF Environnement).
Et pour vous aider à vous repérer, l’ADEME a sélectionné et analysé près de 100 labels. Cette liste n'est pas exhaustive, d'autres labels non analysés peuvent apporter des garanties équivalentes.
Labels Environnementaux
Pour vous aider à vous repérer, l’ADEME a sélectionné et passé à la loupe près de 100 labels.
Éclairage : penser LED et extinction automatique
Les systèmes d’éclairage ont beaucoup progressé ces dernières années et consomment moins d’énergie depuis l’apparition des LED. On devrait donc voir les factures d’électricité diminuer. Pourtant, ce n’est pas toujours le cas. Au bureau, on a souvent tendance à oublier d’éteindre la lumière... Pensez à installer des dispositifs permettant l’extinction automatique des lampes : détecteur de présence, minuterie, des variateurs en fonction de la lumière du jour, etc. Cela permet d’éviter des gaspillages d’énergie et assure un confort optimum aux salariés.
Équipements bureautiques : penser sobriété
Renouveler le parc informatique a un coût. Alors autant s’orienter vers les appareils les plus sobres : un ordinateur portable consomme moins qu’un ordinateur fixe et une tablette encore moins. D’autres actions sont à prendre en compte :
- Il est nécessaire de choisir l’équipement le mieux adapté à son besoin (taille de l’écran, taille de la mémoire, puissance, etc.). Plus l’écran est grand, plus il consomme d’énergie.
- S’orienter vers des appareils reconditionnés plutôt que des appareils neufs.
- Éviter le suréquipement de matériel, la possession d’un smartphone, d’une tablette, d’un ordinateur portable, d’un ordinateur fixe, de deux écrans, etc.
- Allonger la durée de vie de ses équipements car l’utilisation d’appareils numériques ne représente que 15 % de l’empreinte contre 85 % pour la fabrication (source : ADEME, rapport « Évaluation de l’impact environnemental du numérique en France » 2025).
Pour les prestataires
Pour la prestation de restauration
Demander que soient proposés une offre végétarienne équilibrée, ainsi que des aliments de saison et bio à la machine à café (café bio éthique, gâteux en vrac...) comme à la cantine (légumes bio, circuits courts...). Et si les aliments sont issus de circuits courts de proximité, c’est encore mieux pour valoriser les producteurs du territoire !
Quelques critères bonus : des produits éthiques (en particulier pour le café et le chocolat), des produits en vrac (ex : gâteau à la machine), et pas de gobelets ou de bouteilles plastiques.
Pour la prestation de ménage
Proposer à votre prestataire d’utiliser les produits ménagers avec des labels environnementaux recommandés par l’ADEME comme l’Écolabel européen (moins toxiques, plus facilement biodégradables, etc), au même titre que le papier toilette et l’essuie-tout (FSC ou Écolabel européen, qui garantit également une qualité du produit à l’usage).
Pour les appels d’offres
Dans le respect des règles habituelles imposées à chacun en termes de procédures d’achats, on cherchera à intégrer des considérations environnementales lors de consultations ou d’appels d’offres de prestataires (y compris pour des prestations visant à réaliser des études). En invitant les prestataires et fournisseurs à participer également à cette démarche et en agissant ensemble, chacun est incité à faire évoluer sa propre activité vers le développement durable (critère de déplacement en transport collectif hors avion, par exemple).
En matière de développement d'achats responsables, le décret nᵒ 2022-767 du 2 mai 2022 prévoit l'obligation pour les acheteurs publics de prendre en compte les caractéristiques environnementales et sociales de l'offre. À compter du 22 août 2026, l'acheteur public n'aura plus la possibilité de sélectionner des offres sur la base du critère unique du prix ; l’un de ces critères devra obligatoirement prendre en compte les caractéristiques environnementales de l’offre. Ces critères sont à intégrer dès la formulation du besoin, dans les spécifications techniques, les critères d’attribution et conditions d’exécution du marché.
En effet, dès le 22 août 2026 il conviendra :
De prendre en compte des objectifs de développement durable dans les spécifications techniques.
D’intégrer la dimension environnementale pour tous les marchés publics par :
- L’obligation de fixer dans les contrats des conditions d’exécution prenant en compte des considérations relatives à l’environnement ;
- L’obligation d'intégrer un critère d'analyse des offres portant sur les caractéristiques environnementales des offres, par exemple pourcentage élevé de fibres recyclées. Les offres seront classées – pour l’aspect « environnement » – selon ce pourcentage déterminé sur ce critère.
De prendre en compte les considérations sociales ou de l’emploi dans les clauses précisant les conditions d’exécution pour les contrats supérieurs aux seuils européens.
Le règlement interne des marchés de certaines entreprises fait également référence à cette possibilité, c’est le cas de l’ADEME.
Il est important de garder à l’esprit que le choix peut être fait :
- Soit d’exiger des caractéristiques environnementales des offres, en intégrant directement des spécifications techniques précises dans le cahier des charges (par exemple : papier 100 % recyclé ou Écolabel européen), les offres ne répondant pas à cette exigence n’étant pas recevables.
Le guide sur l’Écolabel européen peut vous aider à faciliter vos décisions d’achat : Site – Librairie ADEME – Vos achats responsables avec l’Ecolabel Européen
- Soit d’évaluer des caractéristiques environnementales des offres, en identifiant des critères de choix des offres (par exemple pourcentage élevé de fibres recyclées), les offres étant classées – pour l’aspect « environnement » – selon ce pourcentage.
Et en tant qu'acheteur public, l'outil La Réf., permet de retrouver facilement l'ensemble des obligations réglementaires d'achat public classées par famille de produit.
Site Gouvernement – La Réf., l’outil pour connaître la réglementation des achats publics durables
Ce sont aussi toutes les organisations qui ont la possibilité de transformer leur approche d’achat. Le guide “Achats responsables” de Sabine Jean-Dubourg décrit l’ensemble des opportunités à se saisir en tant qu’acheteur pour mettre en place une démarche d’achats responsables.
Site Edition ContentA – Achats responsables : le guide illustré
Pour poursuivre votre lecture :
Les bons réflexes d’éco-responsabilité au bureau
Impliquez vos collaborateurs pour amplifier l’impact de vos actions.