MOBILISER LES ACTEURS

La communication est à la croisée des chemins et doit travailler avec tous les métiers de l’entreprise.
Pour préparer la démarche de communication responsable il est essentiel de mobiliser l’ensemble des acteurs : en commençant par l'équipe de communication et les services impliqués pour assurer la cohérence des actions.

Engager l’équipe communication

Engager l’équipe communication

La responsabilité du communicant

Le communicant ne peut plus exercer son activité comme il le faisait hier. Il ne s’agit pas seulement d’une question éthique mais d’efficacité. L’infobésité, la défiance envers les entreprises et les institutions, la communication bullshit, les contestations systématiques, les enjeux réputationnels obligent à un repositionnement. La communication doit remettre en question sa façon de fonctionner sur le fond et la forme.

Le communicant doit par ailleurs redécouvrir que la communication commence par l’écoute de ses interlocuteurs. En effet, la communication est à la croisée des chemins et doit travailler avec tous les métiers de l’entreprise tant en interne qu’en externe.

La communication évolue, surtout sur les problématiques liées à la RSE, le rôle de conseil du communiquant devient alors de plus en plus stratégique pour répondre aux nouvelles attentes. Il faut apprendre à fournir les preuves tangibles sur les actions menées, à ne plus survendre ni à faire des promesses disproportionnées sur le développement durable, à ne pas compromettre le risque de réputation crucial pour une entreprise à l’heure des réseaux sociaux et au regard des consommateurs avertis en mesure de décrypter les messages.

Pourquoi mobiliser ?

La démarche de communication responsable est un projet qui fédère les équipes parce qu'elle concerne un sujet qui nous touche tous professionnellement mais aussi personnellement. Parce qu'elle est porteuse de sens, la communication responsable, comme toute démarche en faveur du développement durable, est donc idéale pour mobiliser, voire remotiver les équipes en interne. 

Comment mobiliser ?

Pour enclencher efficacement une démarche de communication responsable, il est indispensable de travailler avec toutes les parties prenantes et définir leur niveau d’intervention.

  • Montrer l'exemple : c'est-à-dire votre investissement personnel dans la démarche. Par de la formation, en prenant des mesures ponctuelles pour relancer la dynamique, en évitant de prendre des décisions contradictoires à l'opposé total des objectifs fixés, etc.
     
  • Sensibiliser dès le départ, par des conférences, des rencontres avec des professionnels, des films sur les enjeux écologiques, la participation à des événements comme la semaine du développement durable, ou la semaine de la publicité qui proposent des initiatives sur le sujet.
     
  • Former les équipes sur les enjeux environnementaux et le rôle de la communication. Une ou plusieurs personnes référentes peuvent alors être identifiées au préalable, au regard de leurs compétences ou de leurs motivations particulières pour le sujet, afin de sensibiliser et d'expliquer la démarche à l'ensemble de l'équipe projet. Selon la taille de la structure, un réseau de communicants responsables peut même être mis en place.

  • Communiquer en interne : il est important de faire savoir, par un intranet dédié, un web magazine mensuel, des réunions, des événements festifs, etc., les évolutions de la démarche. La communication interne permet de relayer les actions, faire connaître les résultats, valoriser les efforts, relancer, dynamiser, etc.

Mobiliser signifie que les équipes doivent :

  • comprendre les enjeux environnementaux et les impacts de leurs métiers,
  • connaître et comprendre les solutions pour réduire cet impact,
  • comprendre en quoi cette démarche s'inscrit dans une stratégie plus globale de l'entreprise.
Le communicant, acteur de la transition

 

L'action du communicant doit prendre en compte trois piliers :

  • le contenu des messages (sincérité, transparence, promotion de la consommation responsable),
  • la gouvernance (implication des parties prenantes dans la communication, logique conversationnelle),
  • l’éco-conception des supports de communication. 

Ses fonctions évoluent en conséquence :

  • Fonction d’exemplarité au quotidien : mettre en accord son discours et ses actes.
  • Fonction d’influenceur interne : impulser les idées,prendre part à la diffusion des messages.
  • Fonction de facilitateur du dialogue : inviter les parties-prenantes. La norme ISO 26000 montre que c’est à tous les niveaux de l’organisation que l’échange se fait, pour un échange pérenne. L’entreprise doit apprendre à dialoguer et non plus monologuer.  

Être écoresponsable au bureau

Être écoresponsable au bureau

L’entreprise a bien sûr un rôle à jouer, dans son fonctionnement comme dans les actions qu'elle mène et dans les services qu’elle offre à ses salariés. Parce qu’on lui consacre une grande partie de notre temps, le travail offre justement un cadre idéal pour changer la donne, que ce soit à titre individuel, au bureau comme en télétravail, avec ses collègues pour partager des bonnes pratiques, proposer des pistes d'actions ou lancer des initiatives originales…

Équipements informatiques, chauffage, climatisation, déplacements, restauration. Tous ces aspects de la vie de bureau laissent une empreinte environnementale : consommation d’énergie et de matières premières, déchets, émissions de polluants et de gaz à effet de serre... Bonne nouvelle, il existe plein de solutions pour changer la donne !

On peut facilement adopter quelques réflexes utiles en sensibilisant tous les membres de l'équipe :

  • Opter pour une mobilité plus durable : limiter les déplacements motorisés, favoriser le vélo ou les transports en commun, découvrir le covoiturage ou l'autopartage, préférer le télétravail.

  • Limiter les impacts du numérique : augmenter la durée de vie des appareils électriques et électroniques, favoriser le matériel reconditionné, penser aux dispositifs de collecte d'équipements éléctriques et électroniques, optimiser le stockage des données, surfer responsable... 

  • Trier les emballages et papiers. On peut également recycler les toners d'encre, les piles.

  • Utiliser les feuilles recto/verso (brouillon, fax...), à imprimer raisonnablement et en qualité brouillon.

  • Traquer le gaspillage alimentaire pendant les pauses café et déjeuner.

  • Penser également à adapter vos pratiques numériques en télétravail : on préfère les réunions en audio plutôt qu’en visio, on pense serveur local ou boîte de partage pour les documents à partager. L’ordinateur est de préférence connecté à la box en filaire et le téléphone en Wifi plutôt qu’en 4G.
Devenir ambassadeur pour un numérique plus responsable au travail

Pour alléger l’empreinte carbone des activités numériques, consommer moins d’électricité ou encore faire durer le matériel de tous afin d’économiser les précieuses ressources de notre planète, devenez un véritable ambassadeur du numérique responsable !


Dans le cadre de sa campagne de sensibilisation sur le numérique responsable, l’ADEME propose une gamme d’outils pour vous accompagner :

  • un quiz ludique à intégrer sur votre intranet ;
  • 4 posters à afficher dans vos locaux ;
  • 5 newsletters à envoyer à intervalles réguliers ;
  • un fond d’écran à installer sur les ordinateurs ;
  • un mémo à diffuser largement en interne.

Intégrer les achats dans la démarche

Intégrer les achats dans la démarche

Fournitures et mobilier : penser écolabels 

Les papiers écolabellisés (Écolabel Européen, Ange Bleu, Écolabel Nordique…) sont à privilégier, tout comme ceux fabriqués à partir de fibres issues de forêts gérées durablement (FSC®, PEFC) et de fibres recyclées (FSC® recyclé, FSC® mixte et PEFC recyclé). 

L’intérêt du papier recyclé ? Sa production consomme 3 fois moins d’énergie et d’eau que celle à partir de fibres vierges.

Le mobilier : meubles en bois, en plastique, en métal, des chaises, des fauteuils… disposent aussi d’un label environnemental. Fabriqués à partir de matières recyclées ou éco-conçus, ces meubles sont robustes, réparables et présentent un véritable avantage pour l’environnement tout en restant pratiques et confortables.

Pour tous ces produits, découvrez les labels recommandés par l’ADEME 

Eclairage : penser LED et extinction automatique

Les systèmes d’éclairage ont beaucoup progressé ces dernières années et consomment moins d’énergie depuis l’apparition des LED. On devrait donc voir les factures d’électricité diminuer. Pourtant ce n’est pas toujours le cas. Au bureau, on a souvent tendance à oublier d’éteindre la lumière… Pensez à installer des dispositifs permettant l’extinction automatique des lampes : détecteur de présence, minuterie… Cela permet d’éviter des gaspillages d’énergie et assure un confort optimum aux salariés.

Equipements bureautiques : penser sobriété 

Renouveler le parc informatique a un coût. Alors autant s’orienter vers les appareils les plus sobres : un ordinateur portable consomme par exemple 50 à 80 % de moins qu’un ordinateur fixe et une tablette encore moins. De même plus l’écran est grand, plus il consomme d’énergie. 

Equipement Consommation d'énergie
Smartphone de 2 à 7 kWh /an
Tablette de 5 à 15 kWh /an
Ecran de 20 à 100 kWh /an
Ordinateur portable de 30 à 100 kWh /an
Ordinateur fixe de 120 à 250 kWh /an
Box (internet + TV) de 150 à 300 kWh /an

Source : ADEME et Greenlt

Pour les prestataires

  • Pour la prestation de restauration

Demander que soient proposés des aliments bio et avec le minimum d’emballages à la machine à café (café bio éthique, gâteaux en vrac…) comme à la cantine (légumes bio, circuits courts…). Et surtout pas de gobelets et de bouteilles en plastiques : place aux verres réutilisables et à la carafe en réunion ! 

  • Pour la prestation de ménage

Proposer à votre prestataire d’utiliser les produits ménagers les moins toxiques et les plus facilement biodégradables portant aussi des écolabels, au même titre que le papier toilette et l’essuie-tout. Encouragez-les à découvrir les labels recommandés par l’ADEME !

  • Pour les appels d'offres

Dans le respect des règles habituelles imposées à chacun en termes de procédures d’achats, on cherchera à intégrer des considérations environnementales lors de consultations ou d’appels d’offres de prestataires. En invitant les prestataires et fournisseurs à participer également à cette démarche et en agissant ensemble, chacun est incité à faire évoluer sa propre activité vers le développement durable.

En matière de développement d’achats éco-responsables, le décret n°2006-975 réformant le code des marchés publics publié au journal officiel le 4 août 2006, permet aux acheteurs publics d'établir un cahier des charges incluant des critères sociaux et environnementaux tout en garantissant la possibilité d'obtenir pour leurs marchés le meilleur rapport qualité/ prix. Le règlement interne des marchés de certaines entreprises, fait également référence à cette possibilité, c’est le cas de l’ADEME.

Il est important de garder à l’esprit que le choix peut être fait :

  • soit d’exiger des caractéristiques environnementales des offres, en intégrant directement des spécifications techniques précises dans le cahier des charges (par exemple : papier 100 % recyclé), les offres ne répondant pas à cette exigence n’étant pas recevables,
     
  • soit d’évaluer des caractéristiques environnementales des offres, en identifiant des critères de choix des offres (par exemple pourcentage élevé de fibres recyclées), les offres étant classées - pour l’aspect “environnement” - selon ce pourcentage.
Les labels environnementaux recommandés par l'ADEME

 

Consommer responsable ! Oui, mais comment ?

En choisissant des produits porteurs de labels environnementaux.

Pour vous aider à vous repérer, l’ADEME a sélectionné et passé à la loupe près de 100 labels.

Découvrez les garanties et les objectifs des labels recommandés par l’ADEME.

Pour aller plus loin